Enquête flash auprès des adhérents de l’Union TLF : Hausse du coût des carburants : garantir la répercussion effective des coûts et apporter une réponse structurelle aux transporteurs
La nouvelle enquête de l’Union TLF auprès de ses adhérents met en évidence la dégradation de la situation financière et commerciale des transporteurs routiers provoquée par la nouvelle élévation du prix du gazole. Elle souligne à la fois l’impérieuse nécessité de préserver le mécanisme d’indexation obligatoire de l’évolution des prix du carburant et le besoin d’alléger la fiscalité qui pèse sur le secteur.
Menée du 11 au 21 septembre, elle a recueilli les contributions de 80 entreprises, totalisant plus de 9 300 salariés et 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Garantir la ferme répercussion du coût du gazole
En France, le mécanisme légal et obligatoire de répercussion des variations du coût du carburant dans le prix du fret routier constitue le premier rempart des transporteurs contre les effets financiers des hausses brutales et soudaines des prix à la pompe. L’enquête en confirme sa nécessité et appelle à s’assurer de l’application pleine et entière du mécanisme.
- 73 % des dirigeants du secteur estiment répercuter convenablement le coût du gazole.
- Parmi celles qui témoignent de difficultés, les très petites entreprises (TPE, de moins de 10 salariés) sont particulièrement concernées : la moitié d’entre elles déclare appliquer convenablement ce mécanisme.
Outre des charges d’exploitation plus élevées, la hausse du coût des carburants s’accompagne aussi d’une pression sur les prix de transport et des délais de paiement plus longs :
- 45 % des transporteurs déclarent que des clients ont voulu contester l’indexation, contre 33 % en mars ;
- 46 % constatent une pression accrue sur les prix spot des transports ;
- 48 % signalent un allongement des délais de paiement, contre 25 % en mars ;
- Seuls 16 % des transporteurs estiment être payés dans le délai légal de 30 jours, contre 23 % en mars. À l’inverse, 29 % déclarent être réglés à 45 jours ou plus, contre seulement 15 % en mars.
Une répercussion insuffisante va de pair avec une plus grande fragilité financière
L’application effective de l’indexation gazole est un enjeu immédiat de résilience économique : 73 % des transporteurs qui estiment ne pas l’appliquer convenablement jugent leur risque de cessation de paiement modéré ou élevé, contre 36 % de ceux qui considèrent l’appliquer convenablement.
Des aides insuffisantes sans réponse structurelle
L’Union TLF a salué les premières mesures destinées à soulager la trésorerie des transporteurs fortement impactée par les effets de la crise au Moyen-Orient.
Les aides annoncées par l’Etat sont toutefois loin de correspondre aux surcoûts engendrés par la hausse du diesel professionnel de +50% depuis le début de la crise. Un transporteur a dû payer un surcoût de 8 700 euros environ par véhicule en cumulé (de mars à septembre), alors qu’il a au mieux touché 1000 euros d’aide pour ce véhicule.
C’est pourquoi les transporteurs appellent à :
- Sanctuariser et faire appliquer strictement le cadre légal obligatoire du mécanisme d’indexation gazole, ainsi que les délais de paiement.
- Alléger le poids fiscal et normatif du secteur, à commencer par la fiscalité du carburant qui est plus élevée que la moyenne communautaire.
📞 Contact presse : Julie Rambaud – julie@myprettyagency.com – 06.26.36.90.46

