L'Union TLF publie le Baromètre des Transports de fret et de la Logistique n°7

L’Union TLF publie la 7e édition de son Baromètre des Transports de fret et de la Logistique. Cette publication vous apporte tous les 6 mois une analyse des statistiques publiques les plus récentes en matière de transports de marchandises et d’entreposage : climat des affaires, volumes d’activité, chiffre d’affaires, évolution des prix et de l’emploi (…)
Les 5 faits marquants de cette édition :
1. En avril, dans le contexte d’élévation des prix des produits pétroliers, le climat des affaires s’est plus nettement dégradé dans le TRM que dans l’ensemble de l’économie. Collectivement, les dirigeants du secteur décrivent une activité récente faible, mais sans décrochage. En revanche, leurs anticipations se sont lourdement repliées, alors même que quatre dirigeants sur dix signalent déjà une insuffisance de la demande.
2. Le signal le plus préoccupant concerne la trésorerie des transporteurs routiers, dont le solde d’opinion est tombé à son plus bas niveau depuis la création de l’enquête en 2006, au-dessous des points relevés lors de la crise financière de 2009 et du premier confinement sanitaire de 2020. L’incertitude des dirigeants est au plus haut et leurs intentions d’investissement au plus bas.
3. Le Gouvernement a annoncé une aide exceptionnelle et forfaitaire par véhicule pour les transporteurs routiers employant moins de 1 000 salariés, plafonnée à 60 000 € par entreprise. Les montants sont toutefois modestes : de 70 € à 500 € selon les véhicules. Au regard du poids du gazole dans les charges d’exploitation, cette aide ne constitue qu’un maigre appoint. Les enjeux structurels demeurent entiers et doivent être traités en priorité : allégement de la fiscalité du carburant professionnel, promotion de la compétitivité-prix du pavillon français, soutien à la transition énergétique…
4. La demande en transports intermodaux demeure fragile. Le fret ferroviaire a poursuivi son redressement en 2025 (+7,5 %), sans avoir retrouvé ses niveaux de 2021-2022. Le fret fluvial a, pour sa part, affiché de faibles volumes tout au long de l’année, malgré un 2d semestre mieux orienté.
5. Les prix mondiaux du fret aérien ont bondi d’environ 30 % sous l’effet des tensions dans le Golfe persique. Les compagnies européennes ne redoutent pas de pénurie de kérosène à très court terme. Ce risque pourrait toutefois émerger d’ici l’été si la crise se prolongeait.

