SITL 2026 : retour sur la participation de l’Union TLF

Partenaire historique du SITL, l’Union TLF était présente à l’édition 2026 du 31 mars au 2 avril à Paris Nord Villepinte autour du fil rouge :
« Connectons nos intelligences ». Notre fédération a participé à différents échanges avec les officiels de passage au salon et à différentes conférences sur les enjeux de notre secteur.
Nous remercions tous nos partenaires : Promotrans, Carcept Prev’, Axxès, Renault Trucks et particulièrement Aftral, avec qui nous avons eu le plaisir de partager notre stand lors de cette édition.
Nous vous proposons de revenir sur les temps forts de ces trois jours.

Comité interministériel de la logistique

Mardi 31 mars, matin, s’est tenu le 5ème Comité Interministériel de la Logistique en présence de Philippe Tabarot, Ministre des Transports, de Sébastien Martin, Ministre délégué chargé de l’industrie et de l’ensemble des membres fondateurs de FRANCE LOGISTIQUE, dont l’Union TLF.
Conférence inaugurale autour du fil rouge : “nouveaux territoires a conquérir”

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Conférence inaugurale : "Nouveaux territoires à conquérir"
L’Union TLF était représentée par son Président, Jean-Thomas Schmitt.
En introduction, Philippe Tabarot, Ministre des Transports, est revenu sur la crise au Moyen-Orient qui fragilise les transporteurs routiers face à la flambée des carburants et annonce une aide exceptionnelle de 50 millions d’euros pour avril, tout en assumant une approche ciblée due aux contraintes budgétaires.
Il a également identifié trois défis majeurs : renforcer la souveraineté économique, accélérer la décarbonation via l’électrification des flottes (plan gouvernemental cette semaine) et le report modal, et développer la résilience du secteur face aux crises multiples.
Pour finir sur la présentation de la loi-cadre sur le développement des transports, débattue au Sénat dans deux semaines, qui modernise les infrastructures, fixe des objectifs d’électrification des poids lourds et garantit une visibilité budgétaire pluriannuelle pour transformer durablement le secteur.
Anne-Marie Idrac, Présidente de France Logistique, a souligné que la crise géopolitique actuelle est devenue une crise logistique, avec des impacts concrets sur l’économie. Afin de mieux répondre aux défis globaux, nous avons besoin de raisonner à l’échelle européenne et de renforcer le marché unique.
Sébastien Jean, Directeur associé IFRI, a évoqué la dépendance de l’économie européenne vis-à-vis des acteurs en Asie. Cette crise met donc en évidence la nécessité d’utiliser les normes de manière stratégique, afin de mettre sur un pied d’égalité les concurrents qui entrent sur le marché européen.
Dimitri Sérafimoff, Président du CLECAT, souligne que, dans le cadre de la crise actuelle, le transport et la logistique ont besoin de faire preuve de créativité pour faire face à l’incertitude, afin de garantir la fluidité des flux de marchandises partant ou venant d’Europe.
Cocktail de l’Union TLF

Après un état des lieux sur la situation géo-politique, Jean-Thomas Schmitt à annoncé la sortie de plusieurs guides élaborés par les équipes de l’Union TLF : (Essentiel 2026, Guide Handicap avec Carcept Prev, états des lieux et propositions pour l’électrification, panorama économique 2026…)
Un cocktail dans une ambiance chaleureuse et dynamique, à l’image de notre secteur. L’occasion de remercier tous les participants pour leur présence.
Conférence “Make Europe Great Again”

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Conférence "Make Europe Great Again"
Stephany Vargas, Déléguée aux affaires européennes de l’Union TLF, met en garde contre l’électrification comme solution unique et plaide pour un mix énergétique diversifié. Les entreprises manquent de visibilité pour se projeter. Elle alerte sur la surtransposition des normes en France qui pèse sur la compétitivité des entreprises françaises.
Yann de Feraudy, Co-président de France Supply Chain, a souligné les forces européennes : infrastructures performantes, CSRD et grandes entreprises de logistique. Il a appelé à une protection contre la concurrence extra-européenne.
Isabelle Maitre, Déléguée permanente à Bruxelles de la FNTR met en avant les aspects sociaux du paquet mobilité et la professionnalisation des VUL. Elle indique que les objectifs de décarbonation étaient trop ambitieux pour les PME (20 000 points de recharge en 2030, seulement 2000 à ce moment).
Cédric Virciglio, Directeur des relations internationales chez Haropa Port, revient sur les investissements des grandes entreprises de shipping dans les infrastructures françaises, tout en déplorant le décalage entre ambitions (électrification des ports) et capacité technique (réseau insuffisamment dimensionné).
Paolo Rangoni, Directeur logistique chez Coop Alleanza 3.0, rappelle que l’Europe est le plus grand marché mondial de consommateurs, très réglementé et que l’harmonisation était cruciale. Il considère que l’empilement législatif et la planification étaient des forces mais l’application une faiblesse.
L’Union TLF a eu le privilège d’accueillir sur son stand une signature de convention entre le Secrétariat Général de la Garde nationale et FM Logistic.

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Signature de convention entre le Secrétariat Général de la Garde nationale et FM Logistic
Cette convention s’articule autour de trois ambitions concrètes :
1️⃣Faciliter l’intégration des réservistes au sein des entreprises du secteur ;
2️⃣Valoriser et renforcer leurs compétences spécialisées dans le domaine du soutien logistique ;
3️⃣Sensibiliser les collaborateurs aux bénéfices du lien Armée-Nation et à la valeur ajoutée des réservistes en entreprise.
Cette signature a eu lieu en présence de Yannick Buisson, Chief Customer Experience, Sustainable Development, Business Solutions & Technologies Officer chez FM Logistic et Vice-président de l’Union TLF, ainsi que du Général Antoine Bréard de Boisangerv, Secrétaire général adjoint de la Garde Nationale et du Conseil supérieur de la réserve militaire.
Pour rappel, l’Union TLF et la Garde Nationale ont signé il y a un an une convention de partenariat visant à mobiliser les entreprises du secteur autour du soutien à la réserve opérationnelle. Cette nouvelle signature illustre la dynamique concrète qui en découle.
Conférence “Ces territoires qui font carton plein avec la logistique”

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Conférence "Ces territoires qui font carton plein avec la logistique"
Yannick Buisson, présente la part d’emploi dans la logistique comme indicateur territorial (8 % dans les Hauts-de-France, 7,5 % en Normandie, 7,2 % en Centre-Val de Loire selon l’Insee), complété par la dynamique des nouveaux projets. Il identifie la clé du succès dans une vision globale associant industrie et logistique, avec un écosystème et une structuration de filière à mettre en place. Il insiste sur la nécessité d’une volonté politique, avec une vision des élus intégrant la diversité d’activités et le rôle d’accompagnement de la logistique.
Florence Robinet-Guentcheff, Déléguée générale de Logistique Seine Normandie, souligne que la Normandie dispose déjà des ingrédients clés pour une logistique performante mais insiste sur l’importance de la volonté politique locale, de la stabilité réglementaire et de la fédération des acteurs publics et privés pour un écosystème logistique au service de l’industrie et du territoire.
Guillaume Decorzent, Sous directeur des services marchands à la DGE, rappelle que le terme “projet” recouvre plusieurs définitions et qu’il existe plusieurs façons de réussir : planification foncière, la transition écologique, l’accompagnement de l’innovation et de la structuration de filières locales.
Yolaine Urvoy, Directrice des Boites à vélos, constate l’intérêt de plusieurs territoires pour la logistique, notamment la cyclologistique, avec la recherche de l’outil de mobilité le plus adapté. Elle souligne l’implication des collectivités dans les projets, chaque territoire optant pour des solutions différentes selon ses contraintes topologiques.
Conférence “Commerces menacés, logistique sous pression : quel avenir pour la proximité ?

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Conférence "Commerces menacés, logistique sous pression : quel avenir pour la proximité ?
Loïc Chavaroche, Directeur Qualité, Sécurité, Sureté, Environnement Groupe STERN et Coprésident de la commission logistique urbaine de l’Union TLF, présente la logistique comme un outil au service de tous les flux urbains : le e-commerce représente environ 20 %, le reste alimente les commerces, les services et vie locale. Il constate que le secteur est déjà très optimisé (IA, remplissage, réduction des kilomètres à vide, multimodal, nouveaux véhicules). Il identifie le vrai enjeu : éviter une logistique déconnectée des besoins, renforcer la concertation public/privé, et structurer la gouvernance locale avec des référents logistiques.
Emmanuel Le Roch, Corapporteur sur les travaux commerce et territoire et vacance commerciale et Dirigeant – Centre national du commerce Eclor, observe l’évolution du commerce de proximité sous l’effet de transformations durables : baisse de certains marchés comme le textile, montée des services, développement du e-commerce et vacances commerciales autour de 11 %. Il qualifie le sujet de systémique : coûts, loyers, modèles économiques, avec un point clé : un magasin non approvisionné est en danger, au même titre qu’un magasin sans clients.
Julien Darthout, Délégué général du Club Demeter, observe que la logistique est encore trop réduite à sa partie visible, alors qu’elle est indispensable au fonctionnement de la ville. Il identifie l’enjeu de son acceptabilité : une logistique massifiée, moins fragmentée, est souvent plus efficace sur les plans économique, environnemental et sécuritaire.
Rémi Gauléger, Directeur associé de Corsalis, constate que les commerces de proximité sont confrontés à des contraintes croissantes (réglementation, accès, piétonnisation) sans toujours disposer des moyens d’adaptation des grands acteurs. Il note des injonctions contradictoires (moins de véhicules vs livraisons toujours plus rapides) et identifie la nécessité de réintégrer la logistique dans la ville, notamment via des espaces dédiés et des solutions mutualisées.
Signature d’une convention de partenariat entre l’Union TLF et la Préfecture de Police de Paris

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Signature d'une convention de partenariat entre l'Union TLF et la Préfecture de Police de Paris
Jean-Thomas Schmitt, Président de l’Union TLF et Christophe Pignard, Président de la Commission Sûreté du Fret Routier ont eu le plaisir d’accueillir Patrice Faure, Préfet de Police de Paris, sur notre stand pour la signature d’une convention majeure entre l’Union TLF et la Préfecture de Police de Paris.
Pourquoi cette convention ?
Les entreprises de transport routier de marchandises et de logistique font face à une délinquance en constante évolution. Aux formes traditionnelles, s’ajoutent désormais des menaces numériques croissantes :
- Usurpation d’identité via les bourses de fret (flux BtoB) ;
- Fraude au dernier kilomètre impactant les livraisons aux particuliers ;
- Cybercriminalité ciblant les systèmes d’information ;
- Fraudes au retour affectant notamment les livraisons express.
Comme l’a souligné le Préfet de police, les forces de sécurité de l’État accompagnent déjà les professionnels du secteur. Cette convention vient renforcer et structurer cet accompagnement autour de trois axes :
➡️ La protection des personnes ;
➡️ La protection des biens ;
➡️ La protection des infrastructures informatiques.
Conférence “Exporting today: time to relearn the basics ?”

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Conférence "Exporting today: time to relearn the basics ?"
Bruno Beauvillier, Vice-Président de la Commission Douane de TLF Overseas, a rappelé que dans un contexte international particulièrement complexe, marqué par de fortes perturbations, la maîtrise des fondamentaux douaniers (espèce, origine et valeur) reste plus que jamais essentielle. Il a également insisté sur le rôle central des représentants en douane enregistrés (RDE), véritables partenaires des entreprises exportatrices, pour sécuriser et fiabiliser les opérations douanières.
Pedro Moreira, Président d’ABRALOG, a rappelé que pour le développement d’un partenariat efficace et fructueux entre le Brésil et l’UE, une chaine logistique efficace et sécurisée est un facteur clé. L’utilisation des préférences tarifaires est également un moyen important de renforcer les liens économiques entre les entreprises de ces régions.
Thomas Dr. Steinmüller, Afilog International, a apporté un éclairage complémentaire sur les enjeux économiques, notamment sur l’importance d’exporter des services européens, et pas seulement des marchandises. La digitalisation et l’automatisation seront aussi d’importants leviers de développement de la logistique internationale.
Conférence “Mutualiser, optimiser, respirer : les nouvelles clés de la logistique urbaine”

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Conférence "Mutualiser, optimiser, respirer : les nouvelles clés de la logistique urbaine"
Joy Pasquet, Co-présidente de la commission logistique urbaine de l’Union TLF observe qu’au moment des Jeux Olympiques, beaucoup se sont rendus compte de la valeur du dialogue. Elle identifie la logistique comme levier de développement économique. Elle note qu’il n’existe pas une seule logistique, avec des différences territoriales et un point commun : la problématique du foncier. Elle présente l’optimisation comme objectif commun économique et environnemental.
Tristan Bourvon, Coordinateur logistique et Transport de marchandises à l’Ademe, cite le rapport Anne-Marie Jean, les CEE et le Programme Interlud comme signes concrets. Il identifie le défi de passer à l’action en masse, constatant un manque de mises en œuvre concrètes. L’Ademe travaille sur 3 volets : cyclologistique, transition énergétique, mutualisation des flux. Il note que le e-commerce change la donne avec des flux plus nombreux.
Laurent Arquetout, Directeur des opérations chez Maison Richard, présente son entreprise : 130 ans d’existence, grossiste en boissons pour le CHR en Île-de-France, 60 poids lourds, 250 salariés, entrepôt de 30 000 m² à Gennevilliers avec 3 500 références. Il observe une circulation difficile et un verdissement de la flotte coûteux. Il signale des aberrations administratives et un manque de prise en compte du temps de livraison.
Lionel Rouillon, Directeur du développement de VNF, recense 17 projets de logistique urbaine au sein de VNF.
Il identifie 2 segments : grosses entreprises avec volumes suffisants et petites entreprises devant mutualiser. Il souligne le besoin de foncier et la nécessité de mettre en place plusieurs modes de transport. Il rappelle l’importance de la chaîne logistique complète et de la reverse logistique.
Officialisation du guide « Transport et Logistique : Comprendre et intégrer le handicap avec Carcept Prev

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Officialisation du guide « Transport et Logistique : Comprendre et intégrer le handicap avec Carcept Prev
En France, 80 % des handicaps en milieu professionnel sont invisibles. Et 85 % surviennent au cours de la vie, ce qui signifie que le handicap peut concerner chacun d’entre nous, à tout moment de notre parcours professionnel.
Face à ce constat, l’Union TLF et Carcept Prev ont décidé de s’engager conjointement pour proposer aux entreprises du secteur transport et logistique un outil concret et accessible :
– Un guide structuré autour du parcours professionnel du salarié, du recrutement à l’évolution de carrière ;
– Des fiches pratiques activables immédiatement ;
– Des exemples et témoignages issus du terrain ;
– Un éclairage légal clair sur la RQTH, l’OETH, l’inaptitude.
Parce que l’inclusion n’est pas une obligation légale. C’est une responsabilité sociale et une opportunité pour nos entreprises.

Conférence “Enjeux maritimes et portuaires : perception des Chargeurs”

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Conférence "Enjeux maritimes et portuaires : perception des Chargeurs"
Louise Chevalier, a mis en avant les bons résultats des ports français en matière de trafic conteneurisé en 2025, portés par des reports de transbordement liés à la congestion des ports voisins et à la désorganisation des chaînes logistiques.
Elle a toutefois rappelé que les pré et post-acheminements restent encore majoritairement assurés par la route. Malgré les investissements réalisés dans les infrastructures portuaires, les capacités ferroviaires et fluviales demeurent insuffisantes pour accompagner pleinement cette croissance.
Enfin, elle est revenue sur la réorganisation des alliances maritimes en 2025 qui a bénéficié aux ports français et contribué à une amélioration globale de la fiabilité, notamment en matière de respect des temps de transit.
L’Union TLF a présenté l’expérimentation menée en région PACA, en partenariat avec France Travail, pour répondre aux enjeux de recrutement dans le secteur du transport et de la logistique.

Le dispositif présenté par notre Vice-président, Norbert Zoppi, repose sur une approche concrète : le détachement de Véronique Besnard, conseillère France Travail, au sein des équipes de TLF Méditerranée.
Conférence “Qui paiera la facture verte”

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Conférence "Qui paiera la facture verte"
Tariel Chamerois, Directeur Développement Durable chez DSV France et Président de la Commission Développement Durable de l’Union TLF, présente la transition comme reposant sur un mix énergétique complet : logistique douce, biocarburants, gaz, électrique, hydrogène, report modal. L’enjeu consiste à choisir la bonne énergie selon l’usage et le TCO. Il identifie la sobriété logistique comme levier clé (fréquence, urgence, organisation). Il note l’arrivée de tracteurs électriques longue distance (autonomie 600 km, recharge 45 minutes), une révolution industrielle. Le TCO du camion électrique se rapproche du diesel dans certains cas.
Valérie Clément-Lanois, Directrice générale de l’AUTF, rappelle l’engagement des chargeurs dans la transition écologique : décarbonation de leurs activités propres (usines, entrepôts – scopes 1 et 2), implication dans le transport via FRET21. Elle souligne que la décarbonation repose sur plusieurs leviers (optimisation, mutualisation, biocarburants, organisation logistique), pas uniquement l’électrique. Les chargeurs peuvent accompagner financièrement mais ne peuvent pas financer les investissements des transporteurs. Elle appelle à une logique de partenariat et à un accès aux aides pour les chargeurs (infrastructures de recharge).
Guillaume Decorzent, Sous-directeur des services marchands à la DGE, met en avant un surcoût réel mais limité à l’échelle globale et l’importance des aides (suramortissement, CEE). Il insiste sur la nécessité de créer un marché via une trajectoire claire, le rôle de la demande pour déclencher les investissements industriels et l’importance de la visibilité réglementaire. Il souligne que l’électrification est progressive, que le TCO devrait devenir favorable à terme, et qu’il faudra anticiper les questions de fiscalité énergétique.
Christian Rose, Directeur Transport et Logistique chez CGF, présente les grossistes comme à la fois chargeurs et transporteurs, donc doublement concernés. Il identifie un problème majeur d’inadéquation de l’offre (véhicules pas toujours adaptés aux usages) et une difficulté à atteindre un TCO compétitif, notamment en logistique urbaine. Il plaide pour un soutien accru à l’offre industrielle (constructeurs, infrastructures), une vigilance face à la concurrence asiatique, une amélioration des performances et une baisse des coûts des véhicules.
Clément Molison, Délégué général de l’Avere-France, présente la transition comme incontournable : la dépendance aux énergies fossiles représente déjà un coût massif et instable. Il identifie comme priorités : renforcer les aides (notamment TPE/PME), garantir une trajectoire stable et lisible, sécuriser une filière européenne compétitive. Il souligne les bénéfices indirects de l’électrique (conditions de travail, attractivité) et la nécessité de générer des volumes pour faire baisser les coûts.
Conférence “Conteneur : quel marché attendre pour 2026 ?”

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Conférence "Conteneur : quel marché attendre pour 2026 ?"
Henri Le Gouis, EVP Global Freight Forwarding de Geodis et Secrétaire général de TLF Overseas, a souligné le climat d’incertitude qui pèse sur le transport maritime et insiste sur la nécessité d’une supply chain plus agile. Il a mis également en avant le risque de report des transbordements depuis le Moyen-Orient vers les ports indiens, qui pourraient avoir des difficultés à absorber ces volumes. Enfin, il a appelé à préserver notre souveraineté en restant vigilant sur la localisation en France d’acteurs clefs de la logistique.
Arthur Barillas de Thé, Co-Fondateur et Président d’Ovrsea, a souligné la fréquence et la récurrence des chocs qui ont marqué l’année 2025, en identifiant trois conséquences majeures : une forte hausse des coûts, notamment l’augmentation des surcharges liées au prix du fuel, une baisse de la consommation mondiale, sous l’effet de la hausse des prix du pétrole, ainsi que des congestions dans les ports asiatiques et européens.
Kris Danaradjou, Directeur général adjoint Développement chez HAROPA PORT, a fait le bilan de l’ETS maritime en Europe : les ports britanniques performent bien tandis que la France gagne des parts de marché, favorisant le développement du transbordement dans une logique d’optimisation des compagnies maritimes.
Hervé Martel, Président du directoire du Grand Port Maritime de Marseille, a évoqué le projet de corridor IMEC (India–Middle East–Europe Corridor) qui permettra des solutions alternatives pour plus de résilience logistique.
Conférence “La décarbonation de la chaine logistique maritime et les ports”

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Conférence "La décarbonation de la chaine logistique maritime et les ports"
David Canard-Volland, VP Supply Chain Management chez Clasquin, a rappelé que le transport maritime est déjà le mode le plus décarboné. Pour autant, des marges de progression existent : optimisation des schémas logistiques (choix des ports au plus proche des zones de livraison), ralentissement des flux ou encore pilotage des stocks.
Un enjeu clé pour les commissionnaires : concilier performance opérationnelle et durabilité.
Benoit Rochet, Président du directoire de HAROPA PORT, a souligné que le report modal est au cœur de l’ADN du port. Les investissements se poursuivent dans le ferroviaire et les infrastructures, mais aussi dans l’innovation : électrification des installations et développement d’un rôle de hub énergétique capable de fournir des carburants alternatifs.
Laurent Devulder, Directeur général du Port de Boulogne-Calais, a mis en avant les projets d’électrification du port : navires à quai, engins de manutention, report modal mais aussi accompagnement des clients dans leur propre transition énergétique.
Conférence “À quoi ressemblera la supply chain multimodale de demain ?”

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Conférence "A quoi ressemblera la supply chain multimodale de demain ?"
Sylvain Philippe, European Multimodal Development Manager chez FM Logistic, a rappelé que les innovations existent déjà (digitalisation, solutions techniques), le problème n’est pas l’absence de solutions, mais le fait qu’elles restent isolées. L’enjeu est aujourd’hui d’orchestrer plutôt que de juxtaposer. Tout ne passera pas par les commissionnaires… mais rien ne se fera sans eux.
Bénédicte Collin, Présidente de VIIA Naviland Cargo, présente la supply chain de demain comme naturellement décarbonée, structurée autour du transport combiné (rail + fluvial + route), pensée en solutions globales. Elle devra être plus flexible (multidestinations, one way), plus rapide (exigences e-commerce), plus digitale et collaborative, accompagnée d’un effort d’éducation des clients pour rendre ces solutions lisibles.
Paul Mazataud, Head of Rail Freight, observe l’évolution du ferroviaire vers plus de massification (trains plus longs, mieux remplis) et amélioration des performances. Il identifie le défi de concilier rigidité du rail et besoin de flexibilité. Le transport combiné apparaît comme solution clé pour optimiser les flux et améliorer les taux de remplissage.
Une séquence dédiée au handicap dans le secteur du transport et de la logistique avec l’intervention de Valérie LARDIÈRE, Chargée de Mission Nationale Handicap chez AFTRAL, Laurent POTTIER de l’Agefiph et Nancy NOËL, Déléguée générale adjointe en charge des affaires sociales de l’Union TLF.

Retour sur le Guide Assurances, marqué par l’intervention de Bertrand LOGÉAT du groupe MMA Assurances, co-rédacteur, autour des enjeux de l’assurance dans les secteurs du transport et de la logistique.


Conférence “Les entrepôts sont-ils délocalisables/relocalisables ?”

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Conférence "Les entrepôts sont-ils délocalisables/relocalisables ?"
Conférence “Les entrepôts rêvent-ils d’humanoïdes électriques ?”

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Conférence "Les entrepôts rêvent-ils d'humanoïdes électriques ?"
Ryad Dib, VP logistics Engineering chez Daher, affirme qu’il restera des préparateurs de commande. Les opérateurs resteront en supervision, nécessitant montée en compétences. L’automatisation existe depuis 50 ans mais tous les entrepôts ne sont pas automatisés : déploiement étendu mais pas partout, nombreux entrepôts manuels.
Elodie Varlot, Cheffe de projet et experte automatisation chez GXO France, explique que les robots auront des jambes pour prendre des paquets sur palettes, nécessitant d’aller chercher loin comme un humain. Elle présente des robots de sécurité capables de détecter des anomalies, alerter l’humain qui intervient à distance, et projeter de l’ADN sur un intrus pour traçabilité.
Adrien Thiebaut, Associé et expert Supply Chain et Opérations chez Wavestone, observe que le robot cherche à se rapprocher de la capacité humaine. La clé : garder des solutions simples et performantes. Il identifie la valeur d’utiliser les temps morts (nuit) avec robots tournant en continu, rentabilisant l’entrepôt.
Laurent Grulois, Head of sales chez Dematic, explique que 95 % des entrepôts n’ont même pas 100 m de convoyeur. Il y aura toujours des préparateurs et que la clé devient le software pour piloter les machines. Il identifie de nouveaux métiers (pilote de flux, pilote de ligne) avec tâches à valeur ajoutée.
Conférence “Code des douanes de l’UE : où en sommes-nous de la réforme ?”

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Conférence "Code des douanes de l'UE : où en sommes-nous de la réforme ?"
Karine Treille, Adjointe du Délégué aux relations internationales à la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), a présenté le contexte européen et l’état d’avancement des travaux, mettant en lumière une réforme structurante. Les institutions européennes ont trouvé un accord sur le texte global qui devrait être adoptée d’ici quelques mois au plus tard.
Catherine Amandio, Déléguée Générale de l’ODASCE, a partagé la vision des entreprises, des chargeurs et des éditeurs de logiciels douaniers sur les changements à venir, en soulignant la nécessité d’anticiper ces évolutions pour adapter les outils et les organisations. Pour une véritable harmonisation des pratiques en matière douanière, les règles fiscales en matière d’accises et de TVA doivent également évoluer.
Olivier Thouard, Global Customs Leader de CEVA Logistics et Président de la Commission Douane de TLF Overseas, a partagé la vision des représentants en douane enregistrés sur cette réforme majeure. Il a notamment souligné les impacts significatifs à venir sur la responsabilité des acteurs, représentants en douane comme chargeurs. L’arrivée d’un nouvel OEA et de l’agrément de “Trust and check trader” vont, avec le datahub, transformer les méthodes de travail des acteurs douaniers.
Une réforme à suivre de près, qui redessinera en profondeur le cadre des opérations douanières européennes.
Conférence “De la facture à la route : réussir la convergence numérique du transport européen”

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Conférence "De la facture à la route : réussir la convergence numérique du transport européen"
Olga Alexandrova, Directrice déléguée au pôle “Terrestre” de l’Union TLF, constate que l’utilisation papier est encore présent surtout en BtoB. Au moment de la livraison, le conducteur doit présenter lettre de voiture ou CMR (international) et bon de livraison. Chaque lettre de voiture dit contrat, signature, engagement, responsabilité et acceptation de l’utilisateur. Ce qu’il manque, c’est un standard pour l’interopérabilité et le partage entre acteurs.
François Tainturier, Conseiller fret auprès du Directeur Général de la DGITM, observe un secteur très fragmenté. Il identifie le manque d’un cadre commun et structuré pour les acteurs. De nombreux textes européens vont le permettre, l’objectif : définir le cadre pour que chaque entreprise puisse se brancher sur un seul réseau.
Pierre Battini, Directeur des activités TMS chez Akanea, revient sur l’enjeu qui consiste à convaincre de passer à une numérisation globale de l’entreprise : gain de temps et de trésorerie. Il faut être pédagogue, non pas remplacer mais aider à travailler autrement pour faire gagner du temps.

