L'Union TLF publie le Baromètre des Transports de fret et de la Logistique n°6

L’Union TLF publie la 6e édition de son Baromètre des Transports de fret et de la Logistique. Cette publication vous apporte tous les 6 mois une analyse des statistiques publiques les plus récentes en matière de transports de marchandises et d’entreposage : climat des affaires, volumes d’activité, chiffre d’affaires, évolution des prix et de l’emploi.
Les 6 faits marquants de cette édition :
- Après une embellie passagère durant l’été, le climat des affaires du TRM s’est à nouveau détérioré à la rentrée. Les anticipations d’activité à court terme ont lourdement chuté. Près d’un dirigeant sur deux déplore encore un manque de demande. La situation des trésoreries demeure défavorable et la tendance des effectifs ne s’améliore pas. Le solde d’opinion sur les investissements en projet atteint son plus bas niveau depuis la crise financière de 2008 (hors 1er confinement sanitaire).
- Sur longue période, le besoin national de transport routier est quasiment stagnant. Le volume des tonnes-kilomètres assurées par les routiers français au 1er semestre 2025 (comptes propre + autrui) était en effet identique à celui du 1er semestre 2019. En compte d’autrui spécifiquement, l’évolution n’est que de 2 %, soit un taux de croissance annuel moyen de seulement 0,3 %.
- Suivant les derniers chiffres d’Ellisphere pour l’Officiel des transporteurs, les défaillances d’entreprises du TRM étaient au plus haut au 1er semestre 2025. Avec 1 281 entreprises concernées sur les 6 premiers mois de l’année, elles augmentent de 3,7 % sur un an et de 48 % sur deux ans.
- Le fret ferroviaire français se redresse progressivement. Au 1er semestre 2025, ses tonnes-kilomètres augmentent de 3,9 % sur un an. Inversement, le fret fluvial reste mal orienté avec, au 1er semestre, une contraction de ses tonnes-kilomètres de 12 %. Ses volumes ne représentent désormais plus qu’un tiers de ceux de 2019.
- L’activité logistique a profité d’une légère reprise au 1er semestre 2025 (+1,4 % sur un an), après deux années de baisse. Au 2e trimestre 2025, ses volumes étaient néanmoins 12 % inférieurs au pic de 2022. Les prix ont progressé de 1,5 % sur un an au 2e trimestre, un rythme insuffisant pour compenser la hausse des charges. La demande placée d’entrepôts et les mises en chantier de nouvelles surfaces s’affichent en net recul.
- En glissement annuel, l’activité globale des grands ports français recule légèrement au 1er semestre (-0,9 %). Cela s’explique par une chute des exportations de vracs solides (-30 %), une diminution des sorties de vracs liquides (-3,7 %), comme des mouvements de rouliers (-4,2 %). L’activité « conteneurs » se démarque avec une hausse des EVP de 4,6 % sur un an. Les données provisoires.


